Historique

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Prélude
Session 2014
(5ème édition, du 29 au 31 mai)
Course en trois étapes :
Etape 1 : Les Sables d’Olonne, Ile d’Yeu (Plage du marais salé)
Etape 2 : Ile d’Yeu, de la Plage du marais salé au Port de la Meule aller/retour
Etape 3 : Ile d’Yeu (Plage du marais salé), Les Sables d’Olonne

Les résultats :

L’équipe Polynésienne Hinaraurea EDT Tahiti gagne la Vendée Va’a.

Classement de la course :

Classement Equipe Etape 1 Etape 2 Etape 3 Temps total
1 TAHITI EDT 3:57:03 1:26:35 3:42:19 9:05:57
2 LES SABLES D'OLONNE 4:13:57 1:32:27 3:53:01 9:39:25
3 PAYS BASQUE 4:15:09 1:32:20 3:51:58 9:39:27
4 RUAHATU TOULON 4:07:53 1:35:26 4:03:11 9:46:30
5 VAUX EN VELIN 4:18:06 1:34:29 4:02:57 9:55:32
6 BAIE DE SOMME 4:23:41 1:37:44 3:56:32 9:57:57
7 CKB BREST 4:33:10 1:40:39 4:05:26 10:19:15
8 LA MEDUSE LA SEYNE/MER 4:43:41 1:42:39 4:08:54 10:35:14
9 ORO NUI ALLEMAGNE 4:52:51 1:44:46 4:24:45 11:02:22
10 MONT DE GUERET 5:03:09 1:46:31 4:27:29 11:17:09
11 VALBONNE 4:58:05 1:53:45 4:37:10 11:29:00
12 FONTENAY LE COMTE 5:08:13 1:54:40 4:29:48 11:32:41
13 MARARA STE MARINE 5:09:09 1:48:51 4:35:55 11:33:55
14 BAC SEVRES ISSY 5:19:44 1:51:50 4:37:57 11:49:31
15 OCUK LONDRES 5:14:57 2:00:59 4:42:57 11:58:53

Commission Nationale Océan Racing

PROCÈS-VERBAL DE COMPÉTITION :

COMPETITION :
Course internationale « Vendée Va’a » (Les Sables d’Olonne)
Première Manche de Coupe de France Longue Distance Va’a 2014
Etape 1 : Les Sables d’Olonne, Ile d’Yeu (Plage du marais salé)
Etape 2 : Ile d’Yeu, (Plage du marais salé), Ile d’Yeu (Port de la Meule) et retour
Etape 3 : Ile d’Yeu (Plage du marais salé), Les Sables d’Olonne
DATE : 29, 30 & 31/05/2014

CONDITIONS METEOROLOGIQUES :
Première journée : Basse mer à 11h55, hauteur d’eau de 0,95 m, pleine mer à 18 h 00, hauteur d’eau à 5,00 m, Coefficient de 86, température 15 à 22°C, vent 5 à 15 nœuds de secteur W. Houle donnée par la météo de 0.5 à 1,00 m de secteur W. Les conditions de vent ont été conformes aux prévisions.
Deuxième journée : Basse mer à 12h33, hauteur d’eau de 1,05 m, température 18 à 24°C, le vent est de 5 à 10 nœuds de secteur NW, Houle de 0,30 m à 0,80 m de secteur NW.
Troisième journée : Basse mer à 13h10, hauteur d’eau de 1,15 m, pleine mer à 19 h 07, hauteur d’eau à 4,90 m, Coefficient de 79, température 18 à 24°C, le vent est de 5 à 15 nœuds de secteur NW, Houle de 0,30 m à 1,00 m de secteur NW.

DESCRIPTION DU PARCOURS :
Etape 1 (49 km)
Heure de départ : 10 h 40 Heure d’arrivée : 14 h 37 (1er), 16 h 00 (dernier)
Départ de la grande plage des Sables, après la descente du chenal entre le port de plaisance et la sortie du port et un débarquement sur la grande plage. Les barreurs étant sur la plage, sur une ligne de départ entre deux fanions, le départ est donné avec une vingtaine de mètres à parcourir sur le sable. Passage du bout de la jetée sans encombre pour repartir en direction Nord-Ouest pour l’Ile d’Yeu. Passage près du phare des Barges et arrivée prévue sur la plage du Marais Salé (coté Est de l’Ile d’Yeu), après contournement d’un voilier avec pavillon « Conseil Général de Vendée ». La course à pied d’un équipier de la pirogue sur la plage jusqu’à une ligne matérialisée par deux flammes « Oasis » en haut de la plage sous un pavillon en tête de mat « FFCK Club », permet la prise du temps de la manche. Les bateaux accompagnateurs rejoignent l’intérieur de Port-Joinville et les pirogues sont rangées sur la plage.

Etape 2 (20 km)
Heure de départ : 11 h 00 Heure d’arrivée : 13 h 26 (1er), 14 h 00 (dernier)
Le départ de la deuxième étape est donné sur la plage du Marais salé (un équipier debout à coté de la pirogue), dans l’ordre des arrivées de la veille, avec une balise de dégagement à laisser à tribord (catamaran de sport avec pavillon « Conseil Général de Vendée) pour contourner l’ile par le sud et rejoindre le Port de la Meule (coté Ouest). En laissant à bâbord, un zodiac rouge, retour sur la même route pour rejoindre la plage du départ. La course à pied d’un équipier comme la veille permet de définir la fin de l’étape. Déplacement assuré par car pour rejoindre le village de vacances pour l’hébergement et le repas.

Etape 3 (52 km)
Heure de départ : 11 h 15 Heure d’arrivée : 14 h 57 (1er), 15 h 57 (dernier)
Le départ de la troisième étape a été donné sur l’eau pour simplifier la procédure et permettre que les jupes soient bien installées. Ligne de départ entre une bouée sucette jaune et le bateau jury. Retour vers les Sables d’Olonne avec boucle sur l’arrivée pour le spectacle devant la zone de bain.
Nombre d’embarcations engagées : 15 Nombre de Compétiteurs : 133

ORGANIGRAMME
Responsabilité d’Organisation : Denys REMY sous l’égide du CKCL
Directeur de course : Philippe VALLLEE
Responsable Sécurité : Vincent LE DUAULT
31 bateaux en sécurité de 6 m à 12 m, soit 120 personnes embarquées sur les bateaux suiveurs en plus des 90 compétiteurs sur l’eau
Moyens de communication entre les bateaux : VHF 25 W, téléphone
Contrôle des inscriptions : Corinne MAILLARD, Evelyne ALLAIN
Contrôle des bateaux : Juge Arbitre
Procédure de départ : Claude GRELIER 1er départ, Juge Arbitre 2ème départ et Philippe VALLEE 3ème départ.
Arrivée (chronométrage, contrôle) : Juge arbitre
Responsabilité Les Sables: Alice THEBAUD
Responsabilité Ile d’Yeu : Maguy et Jean Jacques RICOIS
Chargé de communication : Océane CHARRIER

EVALUATION DE LA MANIFESTATION :
Je voudrais vraiment féliciter l’organisation de cette manifestation, pour la qualité de la prestation, à la fois dans la course mais aussi pour les quatre soirées dans lesquelles, organisateurs, bénévoles et compétiteurs se sont retrouvés (deux soirées dans la Salle des Atlantes aux Sables d’Olonne et deux soirées sous un chapiteau au sein de la Citadelle de l’Ile d’Yeu). L’arrivée sur l’Ile d’Yeu comme celle des Sables d’Olonne sont magiques avec une présence de spectateurs, rarement égalée dans le monde du Canoë Kayak. Cette cinquième édition montre une organisation de très haute qualité. L’organisation logistique pour la restauration et les hébergements est impressionnante. La remise des prix, avec la présence du Ministre des Sports de Tahiti, Doris HART, la Présidente de la Fédération Tahitienne de Va’a, les élus locaux (Le Député, le Conseiller Général, le Maire des Sables d’Olonne et son prédécesseur) et le Vice Président de la FFCK Daniel KOECHLIN, s’est très bien passée. Le folklore tahitien et la soirée de gala sont aussi une très belle réussite pour cette manifestation.
L’augmentation de flottabilité des pirogues (imposée dans le règlement spécifique de la Vendée Va’a et dans le règlement Océan Racing 2012 2013 et 2014-2015) n’est toujours pas respectée (5 pirogues en étaient équipées sur les 15 présentes aux Sables d’Olonne). Nous avons toujours des problèmes de jupe avec des difficultés d’étanchéité entre les hiloires et les compétiteurs. La météo ayant été clémente cette année, le problème a été moins visible. Des pompes mécaniques (4) ou électriques (2) ont été montées sur certaines pirogues, permettant de vider sans déjuper.
Par rapport au règlement de la Vendée Va’a, nous avons transmis un avenant pour autoriser deux pirogues avec des iatos (bras de liaison) en aluminium et rappeler que les pompes n’étaient pas interdites.
Les deux soirées passées sur l’Ile d’Yeu permettent des échanges entre compétiteurs et la journée du milieu a une course plus courte avec l’après midi qui reste libre pour faire du tourisme. Cette organisation est très contraignante en termes de logistique et d’organisation. Le départ plus tardif des Sables d’Olonne a été réellement une réussite (10h45 plutôt qu’un départ à 8 h) afin de profiter de spectateurs. La prière a eu lieu sur la grande plage à 10h30 après un échauffement effectué sur la descente du chenal. Une petite sonorisation aurait été la bienvenue en rappelant les raisons de la coutume de la prière. La solution du contrôle des embarcations le mercredi, sur le parking du Vendée Globe me semble toujours intéressante. Les accès sont grandement facilités et la notion du village de course améliore la lisibilité. L’heure limite d’arrivée pour le contrôle des embarcations, cette année, a été respectée.
L’organisation a équipé chaque pirogue d’une balise repérable par satellite, permettant à tous de suivre sur Internet, les vitesses et les routes de chaque pirogue. Il semble que toutes les balises n’aient pas bien fonctionné et que le replay à la fin de la course semble difficile. Ces points doivent être vus avec le prestataire de service. Il faut davantage communiquer sur ce point en amont, pour augmenter le nombre de connexion. Il serait souhaitable d’envisager un point d’animation qui permette au public de suivre la course à terre, en temps réel, devant un écran de télévision ou une projection par vidéoprojecteur. Un speaker ayant le sens marin, pourrait montrer les différences entre les options du courant, du choix de la houle pour surfer ou plus d’abris au vent. Cette année, j’ai été impressionné de l’écart des V6 en écart latéral entre ceux qui ont choisi l’option large et ceux pour l’option terre, et ceci sans avoir repéré la meilleure route entre les deux options. Au milieu de la course, nous avions 4 V6 métropolitaines sur la même ligne. Les temps d’arrivée pris cette année par chronomètres à imprimante, permettent de conserver une traçabilité en rappelant que le deuxième et le troisième équipage ne sont espacés que de 2 secondes sur près de 9 h 40’ de course.
En raison des conditions très clémentes cette année, plusieurs équipages se sont plaints des vagues incessantes faites par les bateaux suiveurs des premières pirogues. Je propose que tous les bateaux suiveurs restent derrière la dernière pirogue dans la première demi heure de chaque manche. Pour l’arrivée devant les Sables d’Olonne, le nombre de bateau est trop important et ceux-ci masquent la visibilité des pirogues, de la plage. Faut-il limiter la navigation de ces bateaux suiveurs devant la plage ?
Quelle est la nécessité des bateaux suiveurs pour la course côtière sur l’Ile d’Yeu ? Les courses en Océan Racing nécessitent un bateau de sécurité pour 10 embarcations en parcours côtier. Ces bateaux suiveurs pourraient rester au port et la sécurité pourrait être assurée par 4 à 6 bateaux de sécurité, le bateau du Directeur de course et celui du Juge Arbitre ainsi que les deux bateaux presse. Je souhaite aussi rappeler les règles de ces bateaux suiveurs qui doivent rester derrière leur V6. Plusieurs bateaux ont été vus sur le coté en avant de la V6 dont un à la limite de mettre sa vague sur l’arrière de la pirogue. Je suis intervenu à 6 reprises. Doit-on envisager des pénalités pour les pirogues ? Faut-il un tirage au sort des bateaux accompagnateurs pour éviter les habitudes et les complaisances ?

ANALYSE DU JUGE ARBITRE SUR LE REGLEMENT ET LE MATERIEL
Malgré 12 ans d’expérience de V6 en Championnat de France (2002 à St Nazaire), nous continuons à voir des jupes fixées avec des velcros, des jupes en toile fine non étanches qui laissent remplir les pirogues pendant la course. Au contraire, certains équipages sont équipés de jupes en néoprène pour chaque équipier. Ceci n’a pas posé de problème cette année, en raison des conditions météorologiques très clémentes.
Les pompes à pied ou pompe à main (mécaniques) ou même électriques ne sont pas interdites pour vider la pirogue sans avoir à déjuper. Toutefois, Je m’interroge sur les pompes électriques soit avec des piles, soit avec des batteries (la batterie était dans une boite plastique). En cas de chavirage, le développement durable est bien limite et nous avons l’apport d’une énergie extérieure. Est-ce que l’apparition d’un panneau solaire pourrait servir de voile ?
Je proposerais l’interdiction des pompes électriques (énergie apportée obligatoirement par un des équipiers) et de supprimer les préconisations en matériau, pour les IATOS (bras).
Enfin la prise en compte de cette compétition comme première manche de la Coupe de France Longues Distances Va’a doit imposer un rapprochement des règlements des uns des autres, par rapport aux autres manches. Je propose une réunion téléphonique organisée par la Commission Nationale Océan Racing pour uniformiser nos différents règlements.
Doit-on ouvrir un classement équipage mixte ?
Que faut-il proposer pour les équipages féminins ?
Pour la première année, nous avons refusé l’inscription d’une équipe (inscription hors délai mais aussi parce que 5 compétiteurs n’étaient pas licenciés 15 jours avant la manifestation).
Enfin dernière question, ce type de course doit-elle ouverte à tous ?

CONCLUSION
Bravo pour cette organisation de très grande qualité et un coup de chapeau à toute l’équipe de bénévoles (plus de cent cinquante personnes).
Toutes mes félicitations au Chef d’Orchestre qu’est Denys REMY pour cette compétition et pour la promotion du Va’a en métropole.
Un grand bravo aussi aux compétiteurs qui ont fait réellement progresser la discipline en approchant pour 3 équipages métropolitains, les 7 nœuds de moyenne (13 km/h) sur près de 125 km. La deuxième manche de plus de 20 km (aller et retour) a été parcourue en 1 h 26 pour les premiers et deux heures pour la dernière pirogue malgré un désalage et un équipage mixte (3D, 3H).
J’ajouterai aussi que l’équipe d’organisation me semble tout à fait apte pour organiser un Championnat de France d’Océan Racing. Cette proposition n’est pas pour remplacer la course du Vendée Va’a mais pour mettre en œuvre ce potentiel de grande qualité au service d’une autre organisation et faire apparaitre le kayak dans la Baie des Sables d’Olonne.


Nom et Signature du Juge Arbitre : Emmanuel GIRARD